Bonjour chère inconnue, cher inconnu,
Le printemps pointe le bout de son nez. J'ai envie de profiter de ce beau temps, de sourire, de sentir les premiers rayons de soleil caresser ma joue. L'air se réchauffe, les couches hivernales tombent, les corps se dévoilent doucement.
La saison des amours est lancée. Nous entrons en période de séduction où chaque parcelle de peau dévoilée sert à attirer un regard. Les couleurs deviennent chaudes, les coeurs aussi d'ailleurs. Tout un chacun commence (in)volontairement une parade nuptiale pour plaire à son/sa (future?) bien-aimé(e).
Les pupilles se dilatent, les sourires sont timides, les lèvres mordillées, les joues rougissent, les regards deviennent insistants.
Les journées d'hivers étaient courtes et sombres. Maintenant, elles sont illuminées par le soleil et se rallongent petit à petit. Nous voici donc exposés aux yeux de tous, impossible de se planquer sous des couches de vêtements et d'accessoires. Il faut s'assumer. Difficile de se dire je me montre comme je suis, j'assume mon physique, je laisse mes complexes au placard.
Les gens autour de nous ont tendance à minimiser, à sortir des phrases dans le genre "oh mais tu es bien comme tu es, surtout ne change rien". Et si moi je ne le pensais pas? Et si moi j'avais envie de changer? Et si moi j'avais envie de me craquer la peau? Et si j'avais envie de foutre des coups de pieds dans mon cocon? Et si je voulais enfin en sortir? Et si je voulais m'échapper? Et si je voulais m'envoler?
-Quoi? Je dévie de mon sujet principal... Et bien surprise! J'ai pris une autre direction en écrivant, je ne contrôle pas toujours le flot des mots qui m'envahit quand je commence à écrire. Je suis prise dans un tourbillon d'idées, j'essaie de trier mais j'ai peur de perdre le nord. Oui, j'ai l'air brouillon et désordonnée mais ça c'est moi!-
Revenons en à nos moutons.
En ce début de printemps, début de
renouveau naturelle, début de nouvelle vie, j'ai envie de plaire. Je ne
parle pas que physiquement, je veux dire intellectuellement parlant.
J'aimerai qu'il y ai plus de gens qui me lisent, c'est pas faute
d'essayer de partager. Peut-être ai-je du mal à manier les mots,
peut-être ai-je du mal accrocher les gens... J'ai envie de crier sur
tout les toits que j'existe, que je suis la, que j'ai envie de toucher
les gens, que j'ai envie de me montrer, que j'ai envie de me dévoiler.Peut-être devrai-je changer d'optique, aborder des sujets problématiques?
Tiens parlons-en nouveau
siècle, nouvelle ère. La femme est libérée, elle a son mot à dire, sa
pierre à l'édifice à poser. Pourtant le fait de se mettre en valeur sans
pour autant être vulgaire, fait de nous un morceau de viande.
Sifflements, grossièrtées, paroles graveleuses, gestes déplacés, tout ça
parce que je porte une jupe? La bonne blague, j'avais oublié que la rue
était un zoo.
Je
peux soulever le négatif que les médias vomissent seconde après
seconde, du mauvais, du sombre, la crise, attentat, meurtre, pauvreté,
les grèves, les dettes.
Il y a les grands et puis il y a les petits
comme toi et moi, ceux qui se battent pour un nouveau monde, qui osent
rêver à des jours meilleurs, qui donnent sans compter et sans avoir. Je
suis une pauvre utopiste pessimiste perdue dans ce monde incertain.
Mais non, j'ai décidé d'écrire sur un sujet que je maîtrise... les sentiments.
Oups, je m'égare une fois de plus, revenons en encore à nos moutons.
Le printemps est une belle saison, une saison qui annonce de la joie, qui nous réchauffe, qui nous encourage à sortit de chez nous. Le moment est venu d'appliquer définitivement les changements sur lesquels on a bossé durant la saison froide. Il ne faut plus dire je change mais je suis.
A
partir d'aujourd'hui, je suis une femme forte, pas besoin de m'habiller
d'une étreinte tant que je marche la tête haute sans tomber du podium ça
me va!
Tiens, nous y sommes, mon cocon est en train de se fissurer, je sens l'air frais de dehors m'envelopper.
Mais que suis-je en train d'écrire? Pour ma défense, je vais dire que ce sont mes hormones printanières qui travaillent.
Après
tout, je ne suis qu'un être humain, un grain de poussière sur cette
immense Terre.
-Le soleil brille
Le ciel scintille
Envolés les soucis
C'est fini, je souris.-
Bonne fin de journée à toi
La fille d'à côté