dimanche 26 avril 2015

Avec le soleil

Chère inconnue, cher inconnu,

Comme tout le monde, j'ai profité du bon temps qui nous a fait l'honneur d'être la ces derniers jours.
Je n'ai pas pu résisté, j'aime sentir la chaleur des rayons du soleil sur ma peau.
Je n'ai pas le physique ni la génétique méditerranéenne. Du coup, j'ai changé de couleur, j'ai viré au rouge.
Oui, tout comme mon coeur, ma peau est sensible.
Le résultat est qu'aujourd'hui je pèle.
Tu te dis mais on s'en fout, pourquoi elle nous raconte ça, celle la.
Je te l'accorde l'anecdote pourrait être sans importance. Je passerais dessus aussi en temps normal, c'est juste anodin.
Seulement, c'est un peu le bodel dans ma petite tête. Mon corps m'envoit un signe.


Tu mues ma grande, tu parles de trop, tu agis peu! Alors je te file un coup de pouce! Je te débarrasse de cette enveloppe pleine d'ondes négatives.
Sois réellement nouvelle, entame cette nouvelle saison plus forte que jamais.
N'aie pas peur de qui tu es, fais toi confiance une bonne fois pour toute! Tu vas encore tomber un bon nombre de fois, tu vas t'eccorcher, pleurer en avoir les yeux rouges.
Mais regarde toi, tu es toujours la!
Tu es rafistolée certes mais tu es debout! Tu luttes contre vents et marées, contre l'ennemi, contre toi.


N'est-ce pas une raison suffisante pour s'accorder de la crédibilité et se faire confiance?
Ne faut-il pas arrêter de remplir les vides avec de l'air? Et de prendre le risque de se transformer en ballon et de s'envoler loin dans les cieux?


N'est il pas temps d'arrêter d'écouter les autres?
Je sais que ma vie tient à peu de choses. Certaines personnes le soulignent régulièrement. La parole n'est peut-être pas dite dans le but de blesser mais elle le fait.
Je suis consciente que ma vie ne mérite pas d'être admirée. Mon parcours est loin d'être admirable. J'ai un travail modeste, sans demande de grand diplôme.
Ne te méprend pas, j'aime mon boulot. Je ne regrette pas mon travail. Je me sens utile, mes journées ont un sens, un but. Je suis la pour aider les autres.


Revenons en à notre point de départ. En prenant ma douche, je frotterai plus que d'habitude, je vais enlever cette peau morte et laisser respirer la nouvelle. J'aime la perspective de jours meilleurs. Je suis déjà en train de sourire, parce qu'au milieu de mon bordel cérébral, il y a un tas d'envies qui fourmillent !

La fille d'à côté


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